Comment dialoguer avec des climatosceptiques

Friday, December 04, 2020 by Nikki

Réaliser pleinement la vérité sur le changement climatique m'a pris beaucoup, beaucoup de temps. Jusqu'à il y a quelques années, je n'avais pas pu intégrer que 97% des scientifiques s'accordent sur le fait que la terre se réchauffe , et que l'espèce humaine en est responsable.

Seascape in athunderstorm

Photo de Josep Castells, Unsplash

Cela fait plus de 30 ans, que les scientifiques énoncent clairement la réalité du dérèglement climatique. Alors comment se peut-il que moi et beaucoup d'autres ne prenions seulement conscience maintenant du fait qu'il s'agisse d'un danger très réel ?

Peut-être que comme Greta Thunberg le déclare :

Quand j'ai entendu parler de dérèglement climatique pour la première fois, j'étais clairement climatosceptique. Je me disais que ce n'était pas possible, que si nous étions réellement confrontés à une telle crise existentielle menaçant notre civilisation, nous ne nous préoccuperions de rien d'autre.

Bien qu'il puisse vous paraître incroyable qu'il existe encore des personnes qui doutent du dérèglement climatique en 2020, ce n'est pas si étonnant, si l'on considère les points que nous allons développer ci-dessous.

S'il y a dans votre entourage, ou dans votre famille, quelqu'un qui doute encore de la science, alors je vous recommanderais plutôt la compassion plutôt que le jugement. En suivant les étapes ci-dessous, et avec un peu de chance, vous pourriez transformer cette personne climatosceptique en activiste environnementale !

Comprendre pourquoi des gens sont encore sceptiques en matière de changement climatique.

Dans le monde d'aujourd'hui, Internet peut donner l'illusion que nous avons toutes les informations de la planète à portée de main. En revanche, parvenir à distinguer les faits de la fiction peut être un véritable défi !

Non seulement nous sommes quotidiennement noyés sous un flot continu de messages divers et variés nous exhortant à nous préoccuper/nous indigner de différents sujets, mais il y a aussi des gens qui essaient délibérément de nous induire en erreur.

Voici quelques raisons pour lesquelles les gens pourraient croire que le dérèglement climatique est une intox :

  • Les médias abordent souvent le changement climatique comme un "débat", ce qui insinue que cela ne fait pas consensus parmi les nombreux experts dans le monde entier. De plus un temps d'antenne significatif et trompeur est accordé aux sceptiques du changement climatique et à leurs théories, instaurant de fait le changement climatique comme un sujet controversé.

    Standing man reading a newspaper.

    Photo de Priscilla du Preez, Unsplash

  • L'industrie des énergies fossiles finance activement le déni du changement climatique, en ayant recours aux mêmes stratégies (et aux mêmes stratèges) que celles utilisées naguère pour défendre l'industrie du tabac.

  • Au fil des ans, les militants écologistes ont été dépeints comme des hippies sans emploi qui n'ont pas le sens des réalités, ou qui n'ont aucune idée de comment fonctionne une économie prospère. Certains journaux et entreprises ont particulièrement œuvré pour que les activistes climatiques soient perçus comme des "rêveurs" et des "idéalistes", des gens qui ne sont pas dignes de sérieux.

    Young people dancing at a festival

    Photo de Stephen Arnold, Unsplash

  • Il y a énormément de gens qui essaient déjà simplement de survivre au quotidien, de payer leurs factures et de pouvoir mettre à manger sur la table. Ils n'ont peut-être pas accordé trop d'attention au discours scientifique relatif au dérèglement climatique.

  • Et puis, personne n'apprécie les discours moralisateurs, ou culpabilisants sur des modes de vie qui sont tenus pour responsables du changement climatique, surtout si ces propos sont tenus par des gens qui sont dans une situation financière bien plus confortable. Les gens qui galèrent déjà n'apprécient guère qu'on leur dise qu'ils devraient réduire leur consommation de viande, se rendre au travail à vélo, couper l'eau sous la douche, et arrêter les barbecues el week-end. La vie est déjà assez dure, et ils ont déjà plein de problèmes à gérer, sans qu'on les culpabilise encore sur la destruction de l'environnement. C'est bien la raison pour laquelle au sein d'XR, nous prônons un changement systémique, plutôt que des changements à l'échelle individuelle. Comme l'énonce l'essayiste environnementale Mary Annaise Heglar: ‘le fait de croire que ce terrible problème existentiel aurait pu être résolu si nous avions toutes et tous changé nos habitudes de consommation, est non seulement absurde, mais aussi très dangereux.’

Trouver le bon ton pour entamer une conversation avec une personne climatosceptique

Avant d'énumérer certains des arguments que les climatoscetiques pourraient avancer, voici quatre tuyaux pour avoir une conversation intéressante relative au changement climatique :

  1. Essayez de trouver un terrain d'entente : Vous avez peut-être des convictions politiques très différentes de celles de votre ami qui nie le changement climatique, mais vous pouvez sûrement vous accorder sur certains points. Vous vous souciez tous deux de votre famille, vous aimez tous deux la nature, ou vous partagez une passion pour le VTT par exemple. Essayez de débuter la conversation en abordant une passion commune qui serait menacée par les effets du réchauffement planétaire.
  2. Évitez évidemment soigneusement de le ridiculiser, de tenir un discours culpabilisant, ou de faire preuve d'autosatisfaction : "J'ai juste du mal à croire qu'il y ait encore des abrutis qui pensent que le changement climatique n'est pas une réalité !"... n'est pas exactement la meilleure façon d'entamer la conversation. Ridiculiser un ami ou un proche ne fera que le rebuter, voire renforcera ses convictions. Lorsque quelqu'un vous parle en adoptant une attitude supérieure, vous pouvez vous sentir bête, infantilisé et, vous n'avez surtout qu'une envie, c'est de lui prouver qu'il a tort ! Ce n'est certes pas la bonne méthode pour essayer de convaincre qui que ce soit.
  3. Ne les bombardez pas de données scientifiques : Vous pensez peut-être que de relayer ces données sur le changement climatique est un moyen très facile de faire entendre la vérité à quelqu'un, mais ce n'est pas toujours le cas. Les fumeurs, par exemple, savent qu'il est scientifiquement prouvé que le tabac est nocif, mais il a été démontré que le fait de leur débiter ces arguments scientifiques n'a aucun effet pour les enjoindre d'arrêter de fumer. Au cours des dix dernières années, on a pu constater une augmentation du déni de faits scientifiques. Comme le décrit Markham Heid, des experts concluent que "c'est souvent en lien avec une appartenance identitaire, communautaire, et non lié à de l'ignorance, et... pour changer les esprits, il peut falloir s'armer de bien plus qu'une bonne argumentation."
  4. Tâchez de vous intéresser à leur point de vue sur le changement climatique, de faire preuve de respect envers leur vision du monde, et demandez leur gentiment d'où viennent ces convictions. En débutant la conversation en manifestant de l'intérêt plutôt qu'en faisant preuve de condescendance , vous aurez plus de chance que votre interlocuteur vous réponde de la même manière, et vous pose aussi des questions.

5 arguments communément avancés par les climatosceptiques, et comment y répondre

Ok alors examinons maintenant de plus près cinq faits que votre interlocuteur climatosceptique pourrait mentionner :

1 : "Le climat a déjà subi de nombreux changements dans l'histoire !"

Commencez par approuver. Oui, le climat de la Terre a certes changé au cours de l'histoire, et personne ne le nie. La variation de la distance de la terre par rapport au soleil, due à de légers changements de l'orbite de la planète, les éruptions volcaniques, et les émissions naturelles de gaz comme le méthane, ont toutes eu un impact sur le climat, engendrant des périodes significativement plus froides et plus chaudes sur terre.

Mountain view intwilight

Photo de Hamzah Hanafi, Unsplash

Néanmoins, à la différence cette fois-ci que le rythme de ces changements depuis la seconde moitié du XXème siècle, est sans précédent depuis au moins 2000 ans. Et, si nous maintenons ce cap, la terre risque d'atteindre des températures que la planète n'a pas endurées depuis des millions d'années.

Parallèlement, la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre a atteint des niveaux inégalés, augmentant d'année en année depuis les premiers relevés en 1958, et nous en sommes actuellement à environ 410ppm (parties par million)). Selon des recherches pointues, et des milliers d'études validées par des pairs, les scientifiques s'accordent aujourd'hui presque unanimement pour affirmer que le réchauffement accéléré de la planète est dû à la concentration de gaz à effet de serre qui piègent la chaleur dans l'atmosphère, comme le dioxyde de carbone, dont le taux a massivement augmenté depuis la révolution industrielle.

Les scientifiques estiment que la dernière fois que la concentration de dioxyde de carbone a dépassé les 400 parties par million, c'était durant l'ère du Pliocène, il y a quelques millions d'années. La température terrestre était alors de 2 à 3 degrés plus élevée, le niveau des mers s'élevait à au moins 10 mètres de plus (un niveau qui submergerait maintenant nombre de grandes villes dans le monde), et chevaux et chameaux peuplaient les régions arctiques. La question n'est pas de savoir si la planète survivra ou non au changement climatique, mais si elle restera habitable pour l'espèce humaine, et toutes les autres espèces, sans même parler de nos modes de vie.

2 : "Mais il fait vraiment froid, et il pleut dehors !"

Cela peut s'avérer difficile de convaincre quelqu'un que le changement climatique est une réalité quand dehors il neige, et qu'on porte bonnets et écharpes ! Pourtant, le plus important à retenir ici, c'est que le temps qu'il fait, ce n'est pas le climat. Alors que le temps qu'il fait relève de changements météorologiques au jour le jour : précipitations, force du vent, relevés de températures, le climat, lui, est une moyenne des conditions météorologiques d'une région donnée sur une longue période.

Person seated inside by a rain-spattered window with a blanket and a hotdrink

Photo de Amin Hasani, Unsplash

Le président Donald Trump est justement récemment tombé dans le panneau…

Saviez-vous justement qu'à mesure que la température moyenne mondiale augmente, on prévoit des hivers plus rigoureux, des températures exceptionnellement froides, des tempêtes et des blizzards dans certaines régions ? Une étude publiée en 2017 dans la revue Nature Geoscience a établi un lien entre les températures plus chaudes de l'Arctique, et des hivers plus froids en Amérique du Nord.

Nous, humains, pouvons avoir du mal à en avoir une vue d'ensemble, et c'est là qu'on se dit que la NASA c'est pratique ! Même si les températures semblent se refroidir pendant quelques années, il peut être trompeur d'examiner une tendance météorologique à court terme

Brief slideshow demonstrating that the slight reduction in hearting from2016 to 2018 is still part of an overall heating trend since the earlytwentieth century

Voir ici une vidéo de la NASA/JPL-Caltech

En un mot, dérèglement climatique signifie perturbation du climat. Une étude, publiée dans Science Advances, suggère que les phénomènes météorologiques extrêmes, mortels, pourraient "augmenter de 50% d'ici 2100."

3 : "Inutile de s'en inquiéter maintenant !"

Durant les 50 dernières années, dirigeants politiques et médias ont considéré le changement climatique comme un lointain problème à résoudre par les générations futures. Il n'y a eu aucune dimension d'urgence à lutter contre cette crise, malgré les avertissements de plus en plus inquiétants de la communauté scientifique. C'est pour ça que quand XR a commencé à sonner l'alarme en 2018, beaucoup de gens se sont dit que nous exagérions, que nous étions des alarmistes.

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Photo de Josh Hild, Unsplash

La vérité, c'est que le changement climatique (et tous les ravages environnementaux qu'il implique) représente une menace pour nous toutes et tous, et ce, non dans un avenir lointain, mais maintenant. En fonction de la zone où nous vivons, nous ne risquons pas tous de mourir du fait de vagues de chaleur extrêmes, ou de voir nos maisons submergées par des crues et des inondations. En revanche, les effets du changement climatique et de la crise écologique auront sans aucun doute un effet négatif sur nos vies et celle de nos enfants. (Voir cet article qui aborde en quoi le changement climatique est lié à l'augmentation et à la propagation de pandémies mortelles.)

Alors, si un ami ou un membre de votre famille balaie vos inquiétudes relatives au dérèglement climatique, prétextant "qu'il n'ya pas de quoi s'en alarmer maintenant" ou que "les générations futures n'auront qu'à résoudre le problème grâce à de nouvelles technologies", le fait est qu'ils font erreur. Le GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) nous prévient qu'il ne nous reste que dix ans pour réduire significativement les émissions de CO2 afin de minimiser les effets d'une catastrophe climatique. Au-delà de cette échéance, de nombreuses conséquences du dérèglement climatique seront irréversibles. C'est pourquoi Extinction Rebellion exige des gouvernements du monde entier de parvenir à la neutralité carbone d'ici 2025 plutôt que 2050.

4 : "Dans les années 70, les "scientifiques" craignaient plutôt le retour d'un âge de glace, qui n'a pas eu lieu, alors pourquoi faudrait-il les croire cette fois-ci ?"

Dans les années 70, une poignée de scientifiques ont fait la une dans les médias, déclarant que le monde s'engageait sur la trajectoire d'une ère glaciaire. Pourtant, une synthèse d'articles validés par des pairs à cette époque révèle que seules sept études prévoyaient un refroidissement du climat, alors qu'un nombre beaucoup plus important d'articles (42 au total) annonçaient justement un réchauffement climatique. Hélas, ce ne sont pas ceux que la presse a choisi de relayer.

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Photo de Miguel Mansilla, Unsplash

On ignore pourquoi quelques journalistes ont choisi de relayer largement ces quelques études biaisées portant sur un futur "refroidissement global". Peut-être que dans les années 70, la perspective d'une période glaciaire paraissait plus terrible, plus dramatique , et ferait donc vendre plus de journaux. Qui sait ? Ce qu'il est important de rappeler ici, c'est que dans les années 70, les "scientifiques" se référaient à un petit groupe de chercheurs dont les hypthèses n'étaient relayées que par un petit groupe de journalistes. Comme le souligne néanmoins Eoin O'Carroll, aujourd'hui, l'appellation "les scientifiques" renvoie à toutes les plus grandes instances scientifiques du monde. Ce n'est tout simplement pas comparable."

Alors, si votre interlocuteur sceptique vous fait part de cette anecdote, sort cette déclaration, demandez-lui d'abord s'il en sait plus sur ces fameux "scientifiques" qui avaient prédit un "refroidissement global" il y a 50 ans, avant de lui expliquer en quoi il a tort. Les médias sont forts à ce petit jeu, annonçant que les scientifiques ont déclaré ceci ou cela, mais, en tant que consommateurs d'informations, nous devons toujours veiller à regarder de plus près qui sont exactement les "scientifiques" auxquels il est fait référence.

5 : "Tenter de remédier au changement climatique, c'est détruire l'économie, et faire perdre leur emploi à des millions de personnes !"

Cette idée reçue du "mauvais choix" est une stratégie de manipulation des médias, et des grosses compagnies pour faire croire aux gens ce qui les arrange. Ils avancent souvent deux sons de cloches prétendument à l'opposé, insinuant que ce sont aux gens de faire décider selon leur éthique, de choisir de quel côté ils se placent, mais si l'on y regarde de plus près, on s'aperçoit qu'il n'est pas vraiment question de choix.

Quand on en vient au changement climatique, ce qui s'avère ne pas être un choix ressemble à "sauver la planète" versus "sauver l'économie"

  • à savoir les emplois et les moyens de subsistance des gens. Dans ce contexte, Donald Trump a par exemple déclaré que l'accord de Paris serait "un véritable désastre, tuerait l'emploi, et sacrifierait la richesse."

En réalité, il n'y aura cependant "pas d'emplois sur une planète morte", comme l'explique Ian Hodson, président de la Bakers', Food and Allied Workers Union dire de manière succincte. Notre économie mondiale dépend de nos systèmes alimentaires, qui dépendent eux fortement du climat. Tout est lié dans ce système adaptatif complexe, et si nous échouons à enrayer le dérèglement climatique, l'ensemble du système pourrait s'effondrer avec des dommages inimaginables pour nos sociétés. Nous ne pouvons pas essayer de sauver les emplois et les moyens de subsistance des gens sans essayer de sauver la planète. Les deux sont indissociables.

Et si agir pour la planète et le climat signifie la perte d'emploi pour les personnes qui travaillent dans l'industrie fossile extractiviste du pétrole ou du charbon par exemple, et bien encore plus d'emplois seront crées dans les secteurs des énergies renouvelables.

Labourers at work at an assembly line in a bottlefactory

Photo de Remy Gieling, Unsplash

Les gens devront se reconvertir, les entreprises devront s'adapter, et nos systèmes défaillants devront changer. Le passage à une économie plus verte nécessitera une certaine adaptation, et ne se fera certes pas sans difficultés. Mais quelle serait l'alternative ? Nous en tenir au statu quo ? Continuer à sombrer dans les abîmes, tout en sachant que nous générons des problèmes bien plus graves pour les générations à venir ?

Et si on se trompait en matière de changement climatique ?

Si vous n'avez pas encore réussi à confronter votre interlocuteur à la vérité relative au dérèglement climatique, alors il ne vous reste plus qu'une carte à jouer. Posez la question suivante : "Et si les experts se trompaient sur le changement climatique, et que c'était de l'intox après tout ? Et si nous nous donnions tout ce mal pour essayer de changer les choses pour rien en fait ?"

Grâce à cette tactique, votre ami ou le membre de votre famille sera forcé d'envisager les potentielles conséquences des actions menées lorsqu'on considère le changement climatique comme une réalité, plutôt que de considérer ces actions dans la perspective qu'il n'en soit rien.

D'un côté, si nous agissons en considérant que le changement climatique est une réalité, et faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour l'enrayer, au pire, nous contribuerons à une planète plus saine et moins polluée, à des villes plus vertes, à plus de parcs, à moins de voitures, et à des rivières et des mers plus propres. Nous finirons par opérer une transition ayant recours à des énergies renouvelables qui ne s'épuiseront pas. Nous cesserons de produire des objets jetableset inutiles qui ne sont fabriqués que pour faire tourner l'industrie. Et nous pourrons toutes et tous respirer un air plus sain !

D'un autre côté, si nous agissons comme si le changement climatique était une supercherie, et que nous continuions à vivre "normalement", nous courons le risque de devoir un jour regarder nos petits-enfants dans les yeux, et de devoir admettre que nous les avons laissés tomber.


À propos de la rébellion

extinction rebellion est un mouvement international, décentralisé, autonome, et apartisan, ayant recours à l’action directe non-violente pour faire pression sur les gouvernements, afin qu’ils prennent enfin les mesures radicales nécessaires pour faire face à l’urgence écologique et climatique. Notre mouvement est composé de toutes sortes de personnes aux profils variés, qui participent selon leurs capacités et disponibilités. Il y a des chances pour qu'il y ait un groupe local près de chez vous, qui serait ravi que vous vous fassiez connaître ! S'impliquer …ou vous pouvez aussi faire un don.

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