Et si on respirait un peu ? Le confinement a mis en évidence qu'une réduction des émissions nous permettait à toutes et tous de vivre mieux, et en meilleure santé

Thursday, July 30, 2020 by Extinction Rebellion

Article écrit par Shireen Tawil

Nos vies ont été bouleversées, comme elles ne l'avaient peut être jamais été de la sorte auparavant pendant ces premiers mois de l'année 2020. À commencer par la Chine, et suivant un effet boule de neige, le confinement a été imposé un peu partout dans le monde. On a ordonné aux gens de rester chez eux, la fermeture des commerces non essentiels. Le grondement des machines industrielles, de la production s'est tu, et les rues des grandes villes qui ne dorment jamais ont été soudainement désertées, renvoyant l'écho du vide.

Clear sky and water. Venice, Italy. June,2020

Ciel bleu et eau limpide à Venise, Italie. Juin, 2020. Photo de Janou Baton.

Des centaines de milliers de personnes sont mortes dans le monde, touchées par le COVID-19, et nous avons été commes forcés d'accepter une "nouvelle normalité". Il ne s'agit pas d'insister sur le deuil et la douleur éprouvée qui pèsent sur un si grand nombre d'entre nous, mais nous ne pouvons pas et ne devons pas les sous estimer. Sans en négliger l'impact émotionnel, cette brusque perturbation de notre rythme quotidien sur toute la planète a fait resurgir de nombreuses vérités, jusqu'alors remisées sous le tapis de nos vies actives bien remplies.

Cette période de perturbation a brisé des illusions, démontré de profondes inégalités dans le monde entier, révélant la brutalité de notre système socio-économique infligée à tant de personnes. Parmi ces désillusions, figurait l'idée que les niveaux de pollution atmosphérique n'étaient pas si alarmants. Avec l'arrêt d'une grande partie des usines, de la circulation automobile, et du transport aérien, le ciel s'est retrouvé dégagé, et les eaux purifiées. La baisse des émissions de CO2, a porté la problématique de la pollution atmosphérique, de manière plus tangible, à l'attention d'un large public.

J'ai toujours été confrontée à la mauvaise qualité de l'air que l'on respire sur ma terrasse à Milan. La pollution atmosphérique est telle, que si je ne récurre pas la terasse une fois par semaine, mes enfants en reviennent pieds et mains couverts d'un dépôt noir. Mon plus jeune qui a 5 ans est asthmatique, et il à été hospitalisé à deux reprises, souffrant de pneumonie. La première fois, il venait juste d'avoir un an. Pendant les 70 jours de confinement, je n'ai nettoyé la terrasse qu'une seule fois, au bout de 10 jours, et ce n'est que maintenant (90 jours plus tard) que j'ai besoin de tout renettoyer. La différence de quantité de dépot de suie noire entre ces deux périodes est hallucinante, et illustre bien combien les émissions de CO2 ont dû être réduites pendant ce laps de temps.

Qu'est ce qui pollue le plus l'air que nous respirons ?

Émissions d'échappement de générateurs. Beyrouth, Liban. Janvier 2020. Photo de l'auteur.

Les trois principaux polluants atmosphériques sont les particules fines, l'ozone et les polluants domestiques. Leur forte concentration dans l'air que nous respirons est dangereuse pour la santé des hommes et de la planète.

Les particules fines

Les particules en suspension (PM) sont composées de particules solides et de gouttelettes liquides dans l'air. La poussière, la saleté, la suie et la fumée sont des exemples de formes visibles de particules, alors que d'autres particules sont si petites qu'elles ne peuvent être vues qu'au microscope. Les particules polluantes sont divisées en deux catégories : Les PM10 (PM d'un diamètre de 10 micromètres) et les PM2,5 (PM d'un diamètre de 2,5 micromètres). Pour mettre leur taille en perspective, un cheveu humain a un diamètre de 70 micromètres, ce qui signifie qu'il est sept fois plus gros qu'une PM10 et près de 30 fois plus grand qu'une PM2,5.

Certaines de ces particules sont directement émises, par les chantiers de construction ou l'asphaltage des routes par exemple. D'autres se forment dans l'atmosphère par réaction chimique entre les différents produits émis par les centrales électriques, les usines et les véhicules.

Table displaying the health risks of particulatematter.

https://www.epa.gov/pm-pollution/health-and-environmental-effects-particulate-matter-pm, https://www.stateofglobalair.org/data/estimate-burden

L'ozone

Il y a deux types d'ozone : l'ozone présent dans la stratosphére (le bon, présent dans l'atmosphère, qui se produit naturellement et nous protège des rayons ultraviolets du soleil), et l'ozone présent dans les basses couches de l'atmosphère (le mauvais, un polluant anthropique qui se forme sous l'action du rayonnement solaire en présence de taux d'émissions importants - également appelé smog - qui augmente les risques de maladies respiratoires). Le dioxyde d'azote, ou NO2, est l'un des principaux composants de ce polluant.

Table displaying the health risks of groundozone.

https://www.epa.gov/ground-level-ozone-pollution/ground-level-ozone-basics

Les polluants domestiques

Il s'agit là d'un grand nombre d'agents polluants : la fumée de cigarette, le combustible utilisé pour cuisiner, les produits de nettoyage, et autres sprays répulsifs contre les moustiques ou parfums artificiels. Leur usage est largement répandu et varie selon les différentes régions du monde.

Table displaying the health risks of householdpollutants.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5089137/, https://www.stateofglobalair.org/health

Quels sont les effets des polluants atmosphériques sur notre santé ?

Ces trois polluants atmosphériques intoxiquent l'air que nous respirons, transformant ainsi cet élément indispensable et vital, en un élément potentiellement nuisible à notre santé. Ces polluants nous affectent de différentes façons, et augmentent nos risques de contracter des problèmes de santé. Nous prenons en moyenne 25 000 inspirations par jour, ce qui nous laisse tout autant de chances d'inspirer des PM10, ou des particules encore plus fines, et d'en emplir nos poumons. Elles peuvent même pénétrer dans notre système sanguin.

À court terme, une exposition à l'ozone troposphérique peut entrainer des complications chez les personnes souffrant d'asthme, et une exposition à long terme peut même augmenter le taux de mortalité des personnes souffrant de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). On a également démontré que les polluants domestiques affectent notre santé in utero, avant même notre naissance, et que les impacts des expositions durant la petite enfance "ont tendance à se répercuter tout au long de la vie."

A spray cleaner.

Les sprays nettoyants sont des polluants domestiques très courants. Photo de Crystal de Passilleé-Chabot, unsplash.com.

Outre les nombreuses maladies respiratoires causées par les polluants atmosphériques, on constate également une augmentation du nombre de décès. "Au total, la pollution atmosphérique (PM2,5, ozone et pollution domestique) est[responsable] de la mort de près de cinq millions de personnes dans le monde - près de 1 décès sur 10 - en 2017". Avec 90 % de la population mondiale qui respire un air dangereusement pollué, les polluants que nous rejetons dans l'atmosphère menacent manifestement nos vies. Ces niveaux de pollution atmosphérique affectent de manière disproportionnée les pays de l'hémisphère Sud, les communautés les plus pauvres, creusent les inégalités raciales, reflétant bien l'étroite corrélation entre les problématiques de santé, d'inégalités, et le besoin de justice climatique.

Table showing number of deaths attributed to air pollution (in thousands),by country.

Source : https://www.stateofglobalhealth.org/health

La baisse de pollution atmosphérique a eu une incidence positive sur notre santé

Ainsi pendant ces mois de confinement, il s'est passé quelque chose d'extraordinaire : l'air est devenu plus pur- clairement plus pur, les industries ayant cessé leurs activités polluantes, et le trafic routier et aérien ayant été paralysé. Dans les grandes villes du monde entier, les taux de pollution atmosphérique ont baissé au fur et à mesure que le confinement se prolongeait. Dans certains pays, ils étaient même bien en dessous de la moyenne nationale des quatre dernières années à cette saison.

À Delhi, les taux de PM2,5 ont chuté de 60 %, et Los Angeles a connu sa plus longue période d'"air pur" selon les critères de l'OMS. Ces images satellites illustrent les différences visibles en matière de pollution atmosphérique au cours du premier trimestre 2020 dans différentes villes du monde, et le changement est frappant. En Europe, les PM10 ont chuté de manière spectaculaire, de 10 % en moyenne, sur la période de 30 jours du 27 mars au 25 avril, et les taux de dioxyde d'azote ont baissé d'environ 40 % en moyenne.

Nous avons aussi connu de fortes baisses de consommation d'énergie, ce qui a également contribué à réduire la pollution. Au cours du premier trimestre 2020, les recours aux énergies non renouvelables ont chuté de façon spectaculaire, la demande diminuant , alors que la consommation d'énergies renouvelables augmentait. Dans le monde entier, les pays se sont détournés des énergies fossiles: l'Autriche et la Suède ont fermé leurs dernières centrales à charbon, le Portugal n'a pas xxx de charbon pendant au moins 2 mois, le Royaume-Uni l'a fait pendant au moins 35 jours, et les Pays-Bas ont réduit leurs centrales à charbon de 75% pour se conformer à une ordonnance de la cour visant à réduire les risques liés à l'urgence climatique, l'Inde, deuxième plus gros consommateur de charbon au monde, abandonne le charbon et mise sur l'énergie solaire à bas prix pour ses besoins en électricité. Le changement de pratiques, de consommation d'énergie a été si important que l'industrie du pétrole et du gaz s'est effondrée, et les experts affirment qu'il est peu probable qu'elle se redresse.

Table showing decrease in air pollution during April 2020(weather-corrected and population-weighted values), bycountry.

Source : https://energyandcleanair.org/air-pollution-deaths-avoided-in-europe-as-coal-oil-plummet/

Donc, si des niveaux élevés de pollution sont si mauvais pour notre santé, que se passe-t-il lorsque la pollution de l'air diminue comme cela a été le cas, même pour une courte durée ? Il s'avère que beaucoup de maladies sont évitées, et que de nombreuses vies sont sauvées.

Une étude s'est penchée sur les décès évités, et sur les conséquences positives sur la santé en Europe engendrées par cette réduction de pollution atmosphérique, et révélé que cette chute de pollution atmosphérique avait permis d'éviter 11 000 morts prématurées en Europe, où près de 500 000 décès étaient imputables à la pollution de l'air en 2016.

Tables showing avoided deaths, percountry.

Source : https://energyandcleanair.org/air-pollution-deaths-avoided-in-europe-as-coal-oil-plummet/

Les projections de cette étude illustrent aussi que de nombreux problèmes médicaux ont été évités : 1, 3 millions de jours d'absence au travail pour raisons de santé, 6000 nouveaux cas d'asthme infantile, et quasi 2000 séjours aux urgences pour des crises d'asthme. Et puis, la baisse de la pollution atmosphérique se traduirait par 575 naissances prématurées en moins.

Table showing how various negative health outcomes relate to differentpollutants.

Source : https://energyandcleanair.org/air-pollution-deaths-avoided-in-europe-as-coal-oil-plummet/

Ces données sont essentielles pour comprendre combien la réduction de la pollution atmosphérique peut améliorer notre santé. Si nous prenions des mesures en en tenant compte, les séjours à l'hôpital pour cause d'asthme pourraient diminuer, des centaines de grossesses pourraient être menées à terme, évitant ainsi de nombreux problèmes de santé à vie, et les enfants pourraient vivre mieux, en meilleure santé.

Cette étude se focalise sur l'expérience de réduction de la pollution atmosphérique en Europe, et sur les effets bénéfiques escomptés en matière de santé. Néanmoins, d'après les données receuillies, on peut supposer que des améliorations similaires se produiraient au niveau mondial avec une diminution de la pollution atmosphérique. Effectivement, une étude sur la réduction de la pollution atmosphérique en Chine a montré que deux mois seulement d'air plus pur ont permis de sauver la vie de 4 000 enfants et de 73 000 adultes. L'OMS estime que la pollution de l'air réduit notre espérance de vie d'un an et huit mois en moyenne à l'échelle mondiale, et que "si la qualité de l'air dans le monde était conforme aux critères de l'OMS sur la qualité de l'air pour les PM2,5 (10 µg/m3), on vivrait aujourd'hui environ sept mois de plus en moyenne." Le lien est clair : un air plus pur signifie une vie plus longue, un meilleur état de santé pour nous toutes et tous.

Les effets positifs sur notre santé mentale

En plus des effets bénéfiques sur notre santé, la baisse des émissions nous a reconnecté avec la nature, renforçant notre santé mentale. Ne serait-ce que visuellement, dans le monde entier, les gens se sont émerveillés de pouvoir à nouveau contempler un ciel bleu,ce dont ils n'avaient pas été témoins depuis des décennies. En Inde, les gens ont été subjugués d'apercevoir la chaîne de l'Himalaya pour la première fois de leur vie - une merveille de la nature d'ordinaire dissimulée par des nuages de smog. Chez moi aussi, cela a fait partie des sujets de conversation, et dans ma famille on s'est réjouis du ciel bleu à Beyrouth et de pouvoir, une fois encore, apercevoir les chaînes de montagnes libanaises qui disparaissent habituellement dans d'épaisses nuées de smog.

Himalayas, Nepal.

l'Himalaya, Népal. Photo de Bisesh Gurung, unsplash.com.

Se connecter à la nature - que ce soit dans la vraie vie, en ligne ou via une pratique artistique, en faisant l'expérience du temps qu'il fait, en regardant une plante en pot sur le rebord de votre fenêtre, en faisant une randonnée dans les bois, et tout ce qui nous relie à un environnement naturel favorise le bien-être psychique, et notre relation au monde alentour. Ces expériences ont de nombreux effets positifs, en matière de bonheur, d'imagination, de créativité, de résultats scolaires, d'amélioration du sommeil, et de réduction du stress. La réduction des émissions nous a littéralement aidés à reprendre conscience du monde alentour, nous reconnectant à notre environnement naturel, et renforçant notre santé psychique.

Mieux respirer, un air plus pur pour un avenir meilleur

Dans le monde entier, la réduction de la pollution de l'air pendant les mois de confinement, nous a fait entrevoir ce que pourrait être un monde dans lequel on respirerait un air plus pur : un monde dans lequel l'espérance de vie serait plus longue, et la qualité de vie meilleure, dans lequel il y aurait moins de morts prématurées, des systèmes de santé moins démunis, un monde dans lequel on vivrait mieux. Si les résultats de ces études sont encourageants, ils sont pourtant issus d'un contexte de catastrophe mondiale qui a affligé et endeuillé de nombreuses personnes sur toute la planète. Toutefois, bien que nous ne puissions pas nous réjouir du contexte de l'obtention de ces résultat, il nous appartient d'en tirer de bonnes leçons, et de les appliquer pour vivre en meilleure santé dans un monde plus sain. Pour pouvoir envisager un avenir sans pandémie, il nous faut nous demander : quelles mesures pouvons-nous prendre pour que ces conséquences bénéfiques à notre santé perdurent au sein d'une société plus saine et plus adaptée ?

La participation de toutes et tous est requise

Il est de notre devoir de faire tout notre possible pour réduire nos émissions. La baisse que nous avons connue au cours du premier trimestre 2020 a été considérable, mais elle n'est pas suffisante. Pour prendre soin de notre santé et de celle de la planète, nous devons parvenir à une baisse annuelle des émissions de 7,6 % , et on estime qu'elles ne seront réduites que de 5 % en 2020. Pour atteindre nos objectifs, il nous faut innover, repenser nos relations aux niveaux mondial, national et individuel, et revoir notre part de responsabilité, notre production individuelle d'émissions toxiques.

Nous devons redoubler d'efforts et revendiquer une énergie propre et la réduction des émissions de CO2. Depuis le déconfinement, [les taux d'émissions sont déjà repartis à la hausse dans le monde entier] (https://energyandcleanair.org/pollution-returns-to-european-capitals/), et dans certains cas dépassent même les niveaux antérieurs. Afin de gérer la pandémie actuelle, nous avons vu que les gouvernements du monde entier ont été capables d'agir rapidement pour contrer une menace frontale, et de mettre en œuvre des mesures préventives pour assurer la protection de leurs populations. Ils en ont le pouvoir, c'est maintenant de volonté dont ils doivent faire preuve, en tenant compte des appels des citoyens à agir durablement.

Rebel in green shirt.

Grève internationale pour le climat, Londres, Royaume-Uni. Photo de Corie Kull, unsplash.com

Il y a un moyen de garantir que les gouvernements priorisent les personnes plutôt que le profit, c'est la mise en place d'assemblées citoyennes. Une assemblée citoyenne est une instance démocratique, transparente, conçue pour que les citoyens puissent faire pression sur les gouvernements et qu'ils appliquent les recommandations et mesures votées pour nous protéger d'une catastrophe environnementale majeure. Elles se sont avérées être un moyen de communication efficace entre les citoyens et les gouvernements lorsqu'il y a une impasse politique, et sont de plus en plus plébiscitées.

C'est parce qu'elles s'avèrent potentiellement efficaces qu'XR a adopté le concept d'assemblées nationales citoyennes, et en a fait sa troisième revendication. La réduction des émissions est déjà un élément clé tant au sein de la Convention Citoyenne sur le Climat en France qu'au sein de celle récemment convoquée au Royaume-Uni. Les gouvernements doivent donc assumer leurs responsabilités auprès de leurs citoyens.

Go Green, Go Clean

Tout en maintenant la pression sur les gouvernements pour protéger notre santé et l'environnement, nous pouvons aussi modifier nos pratiques, nos modes de vie, et nous tourner vers une qualité de vie plus saine. Beaucoup d'entre nous ont redécouvert le plaisir de se déplacer à pied ou en vélo. De Kampala à Paris, un certain nombre de gouvernements ont récemment promu ces modes de transport décarbonnés, et élaboré des plans pour créer davantage de voies piétonnes et de pistes cyclables. Plus nous avons recours à ces alternatives, moins nous émettons individuellement, et plus nous encourageons les gouvernements à investir dans ce type de programmes urbains plus durables.

Devant l'inquiétude grandissante de l'opinion publique face à l'urgence environnementale, certains gouvernements ont timidement décrété lois et desmesures pour tenter de contrôler notre impact environnemental. Il est néanmoins effarant de constater que d'autres ont supprimé de multiples décrets, normes environnementales et autres règlementations afin de satisfaire les grandes entreprises.

L'argent entre clairement en ligne d ecompte, et nous pouvons utiliser le nôtre pour faire pression sur les groupes et compagnies pour qu'ils se désinvestissent des énergies fossiles. Suite à des campagnes de pétitions efficaces, la Royal Shakespeare Company a rompu son partenariat financier avec BP et, le Théatre National a aussi annoncé qu'il mettrait aussi fin à ses financements de la part de Shell dans un effort pour parvenir à la neutralité carbone. Ces victoires se multiplient, et de peur de perdre de l'argent, les grosses compagnies pourraient aussi commencer à entendre la vérité, et à agir en conséquence.

Il est de notre droit de revendiquer un air plus pur, et une meilleure santé pour nous, et pour les génrations à venir. Un tel avenir est encore envisageable, et nous avons les moyens d'y parvenir. Nombreux sont ceux qui contestent maintenant, ce qui leur paraissait encore acceptable il y a peu, [et ils ne veulent pas d'un retour à la normale]https://news.sky.com/story/coronavirus-only-9-of-britons-want-life-to-return-to-normal-once-lockdown-is-over-11974459?link_id=0&can_id=225946c11418ea0696b0d4516649addb&source=email-actions-update-whose-streets&email_referrer=email_800288&email_subject=uk-actions-whose-streets).

Nous avons vu ce qu'il était possible d'entreprendre, et devons acculer les gouvernements, les industries et les grosses compagnies, devant leurs responsabilités. Nous devons aussi changer et adapter nos propres modes de vie. Nous pouvons vivre plus sainement. Nous pouvons vivre plus longtemps. Nous pouvons éviter de conduire nos proches à l'hôpital si souvent. Nous pouvons offrir de l'air pur à nos enfants. Tout cela est possible. C'est maintenant qu'il faut opérer ces changements, exiger ces changements, et faire en sorte que respirer un air pur soit "la nouvelle norme.

Ces considérations sur les effets des émissions sur notre santé sont liées à une tragédie mondiale, que nous ne souhaitons pas revivre. Tirons des leçons de cette épreuve pour envisager un avenir plus sain pour nous toutes et tous.

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