boycott pour l'Amazonie

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Extinction Rebellion tient BlackRock en partie responsable des feux de forêt, et des assassinats de militants autochtones, et lance un 'Boycott pour l'Amazonie'

Vendredi à Londres, les bureaux du fonds d'investissement délétère ont été ciblés par des activistes d'Extinction Rebellion, qui ont déversé une montagne de cendres devant l'entrée du bâtiment, devant laquelle se sont tenues performances et scène ouverte , portant ainsi la destruction de l'Amazonie par le feu, sur le pas de la porte du gestionnaire d'actifs.

  • 'Extinction des feux' : Vendredi 15 à partir de midi devant les locaux de BlackRock, 12 Copthall Avenue, à Londres. Plus d'informations à propos de l'évènement sur Facebook.

  • BlackRock est le gestionnaire d'actifs le plus influent au monde, investissant massivement dans l'industrie du charbon, et dans la déforestation, le premier investisseur aux États-Unis en matière de pétrole et de gaz, et un de ceux gérant le plus d'actifs, équivalant au PIB du Japon.

  • 'On récolte ce que l'on sème' - Des activistes en lutte contre le bouleversement écologique et climatique ont déversé des cendres devant le siège de Blackrock, rapportant à la compagnie le fruit de ses semailles, à savoir la destruction et le chaos, générés par ses investissements en Amazonie.

  • Des activistes enduits de suie et de pétrole, arborant des flammes peintes, ont mis en scène un carnaval du chaos, et organisé une scène ouverte devant la montagne de cendres pour symboliser les incendies, et l'indignation de l'opinion publique.

  • On compte parmi les intervenants, la présence de la militante autochtone brésilienne Luana Tapajós, celle de Ximena Banegas, engagée au sein de SOS Bolivia, de Dora Hargitai d'Animal Rebellion, et porte-parole de Stop Ecocide, de Blythe Pepino, à l'initiative du collectif Birstrike (grève des utérus), chanteuse du groupe Mesadorm, et membre du groupe affinitaire #XRSnowflakes, ainsi que la batucada XR entre autres.

  • “Extinction des feux !” XR exige de BlackRock que la compagnie cesse d'alimenter le brasier, et arrête de financer les groupes qui se fourvoient dans l'industrie des énergies fossiles, la déforestation, et les violations des droits de l'homme.

  • "Nous n'allons pas rester là les bras croisés à ne rien faire, alors que génocides autochtones, et anéantissement de la flore et de la faune sauvages sont perpétués impunément, et que ces compagnie continuent leur ‘business comme si de rien n'était’." déclare James Fox, 25 ans, biologiste des espèces sauvages, depuis Londres.

  • "Les gens n'ont juste pas assez conscience de la puissance et du poids de BlackRock... C'est le type de groupes qui a financé et continue de financer la course à la destruction, minant ainsi l'élan des mouvements environnementaux vers des solutions durables... S'ils avaient agi de manière plus responsable il y a déjà des années, s'ils avaient été moins avides, nous n'en serions peut-être pas à ce stade au niveau mondial, et nous pourrions maintenant envisager de fonder une famille." - Blythe Pepino, chanteuse de Maesadorm, à l'initiative du collectif Birthstrike (grève des utérus).

  • Cette action souligne le calvaire des populations autochtones, en première ligne un peu partout dans le monde, et au Brésil en l'occurence, où elles font face à l'accaparement de leurs terres, et à des projets écocidaires et génocidaires.

  • Elle est organisée en solidarité avec l’APIB (Association des Peuples Autochtones du Brésil), dont la campagne intitulée « Sang autochtone : pas une goutte de plus ! » est représentée par une délégation qui se trouve actuellement à Londres, dans le cadre d'une tournée en Europe, afin de dénoncer la politique du gouvernement brésilien envers leurs peuples et leurs terres.

  • XR a annoncé publiquement un 'Boycott d'un an pour l'Amazonie' afin de soutenir les communautés autochtones, d'interpeller les compagnies qui financent, et produisent des denrées qui concourent à la déforestation, de faire pression sur les marchés, et ce, en collaboration avec de multiples mouvements.

Le vendredi 15 novembre, à Londres, les activistes se réuniront devant le siège de la compagnie BlackRock, pour protester de façon non-violente, créative et spectaculaire, afin de faire pression sur BlackRock, qui joue un des premiers rôles en matière de déforestation, et de bouleversement climatique dans le monde entier. Vous pouvez consulter l'évènement Facebook ici.

Les activistes d'XR déverseront une montagne de cendres (issues de fours de pizzerias, et autres poêles à bois) devant l'entrée de Blackrock, et mettront en scène un carnaval de cendres et de flammes, ponctué de performances chaotiques, appuyé par des musiciens, des cracheurs de feu, et des intervenants de différents mouvements, qui s'exprimeront personnellement quant au sort de leurs terres et de leurs communautés, quotidiennement abusées par l'industrie extractiviste.

Cette action a pour objectif d'apporter un peu du feu et la destruction qui ravagent l'Amazonie, sur le pas de la porte du siège de BlackRock, qui bien comfortablement installé, tire profit des sinistres causés par ses investissements dans le monde entier.

D'après Blythe Pepino, à l'initiative du collectif BirthStrike (grève des utérus), vocaliste du groupe Mesadorm, et membre du groupe affinitaire #XRSnowflakes :
"Je manifeste devant BlackRock car nous devons continuer à placer ces titans devant leurs responsabilités. Ce sont eux qui investissent, et qui se retrouvent de surcroît, responsables des violences et destructions infligées aux peuples autochtones et à leurs terres. Il s'agit d'envoyer un message clair, le fait que l'on puisse aussi voir ce qu'il se passe depuis l'Angleterre, et cela doit cesser au nom de la justice sociale et environnementale. Il n'y a pas assez de gens qui soient au courant du pouvoir que détient Blackrock, et l'action d'aujourd'hui est en grande partie vouée à le faire savoir, et à exiger qu'ils changent de trajectoire.
Je suis ici en tant que représentante du collectif Birthstrike (mouvement de grève des utérus), pour qui porter un enfant est devenu impensable, à cause de groupes comme Blackrock, qui investissent inlassablement dans la destruction, et ruinent l'élan de mouvements écologistes vers une alternative durable. Nous tenons ces groupes corporatistes comme Blackrock comme responsables de notre douleur, et de notre colère. S'ils avaient agi de manière plus responsable il y a des années déjà, nous n'en serions pas là, et pourrions envisager de fonder une famille."

Des interventions et soutiens de groupes comme Amazon Watch, Stop Ecocide, Parents for Future, et Animal Rebellion sont programmés. Cette action organisée en solidarité avec l'APIB (Association des peuples autochtones du Brésil)), dont la délégation se trouve actuellement à Londres, dans le cadre d'une tournée de campagne européenne intitulée “Sang autochtone : Pas une goutte de plus !, qui a pour objectif de sensilibiliser l'Europe quant aux violences infligées aux autochtones, luttant pour faire valoir leurs terres et leurs droits au Brésil. Cette tournée vise aussi à interpeller les gouvernements européens, les filières commerciales, et l'opinion publique sur la véritable origine des produits brésiliens consommés en Europe, qui sont le plus souvent issus de zones de conflit, où les droits de l'hommes sont annihilés. L'APIB demande à l'Europe de cesser de se rendre complice de la destruction de la forêt amazonienne, et de la persécution des peuples qui en sont originaires, en arrêtant de consommer des denrées produites sur, et extraites de leurs terres.

La délégation poursuit sa tournée en Europe, bien qu'endeuillée par le récent assassinat de Paulo Paulino Guajajara, un Guardien de la forêt, abattu le 1er novembre, d'une balle en pleine tête, lors d'une embuscade d'exploitants forestiers qui travaillaient de manière illégale. Lors de cette attaque, ils ont aussi touché son collègue garde forestier, Laercio Guajajara, qui victime de blessures par balle a été hospitalisé. Hier, la délégation a attribué au Président Jair Bolsonaro, le prix du "Raciste de l'année" lors d'une protestation à l'ambassade du Brésil, à Londres en collaboration avec Survival International.)

“Les groupes comme BlackRock financent, et génèrent d'énormes bénéfices en investissant dans ces projets qui exploitent, et ravagent l'Amazonie. Nous n'allons pas rester les bras croisés à ne rien faire, pendant que le génocide autochtone, et l'annihilation de la vie sauvage sont perpétrés, et que ces compagnies continuent leur ‘business comme si de rien n'était’,” déclare James Fox, biologiste des espèces sauvages, 25ans, depuis Londres. Il ajoute : “Il est scientifiquement attesté que ce sont les communautés autochtones, qui sont le plus à même de psauvegarder l'environnement, et qui sont depuis des générations en première ligne, luttant contre le bouleversement écologique et climatique. Les mouvements environnementaux se doivent de soutenir la lutte des populations autochtones qui se battent pour leurs droits, et Blackrock se doit de se désinvestir de ces activités destructrices.”

Qui est BlackRock ?

Jusqu'à la crise financière, personne ne connaissait BlackRock, mais depuis, c'est un nom qui apparait partout dans le monde des investisseurs. Dorénavant, le nom de ce gestionnaire d'actifs discret, émerge dans des rapports en tant qu'acteur majeur de la déforestation, et de l'expropriation des terres, investissant en masse dans des compagnies impliquées dans la déforestation, et de plus en plus depuis 2014, passant de de 1 milliard de dollars à 1,6 milliards de dollars en 2018,, raflant ainsi la première place sur le podium des plus gros investisseurs de la déforestation au Brésil, en Indonésie et à Bornéo.

BlackRock est un des actionnaires majeurs de certains des magnats de l'agro-alimentaire, responsable de la déforestation intensive au Brésil, en Amazonie et au Cerrado, dont les producteurs de soja Bunge et ADM, et de viande JBS, Marfrig et Minerva.​​​​​​​ Bunge, par exemple, a fait partie des producteurs agricoles sanctionnés par l'IBAMA, l'Institut Brésilien de l'Environnement et des Ressources Naturelles Renouvelables, pour avoir fait l'acquisition de 3000 tonnes de soja et autres céréales, issues d'exploitations agricoles placées sous embargo pour déforestation. Suite à la victoire électorale de Bolsonaro, candidat d'extrême droite, élu président du Brésil, BlackRock a annoncé l'extension de ses activités au Brésil.

BlackRock est un des 3 plus gros actionnaires, parmi les 25 qui figurent sur la liste des compagnies hautement impliquées dans la déforestation (94%), et ce, de par ses fonds indiciels qui augmentent d'autant plus le risque d'extension d'activités impliquées dans la destruction de la forêt. BlackRock détient des parts de 61 des 167 compagnies produisant, et commercialisant soja, viande, huile de palme, papier, pâte à papier, caoutchouc, et bois d'œuvre.​​​​​​ Ce fonds d'investissement remplissant soi-disant les critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance), investit dans nombre de projets liés à la déforestation abusive, les conflits territoriaux, et identifiés comme ayant recours au travail forcé, et au travail des enfants.

BlackRock a aussi été impliqué dans des affaires d'accaparement de terres en Indonésie, et reconnu coupable de déforestation illégale, de destruction de l'habitat de l'espèce menacée des chimpanzés, et d'avoir eu recours à la force, et à la coercition pour s'approprier des terres communautaires au Libéria.

En plus d'être champion de la déforestation, BlackRock est le plus gros investisseur dans le secteur du charbon au monde, y compris dans l'implantation de nouveaux projets miniers. Le charbon est l'énergie fossile exploitée la plus létale, extrêmement nocive pour la santé, détruisant les écosystèmes alentour, et un des majeurs tenants du bouleversement climatique et écologique au niveau mondial. Blackrock investit aussi massivement dans les sables bitumeux, dont l'extraction est celle qui nuit le plus à l'environnement. Blackrock détient également des parts de toutes les plus grosses compagnies qui cherchent à forer l'Arctique, et c'est un des plus gros fonds d'investissement de compagnies pétrolières opérant en Amazonie de l'ouest.

Récemment des nappes de pétrole de source non identifiée se sont échouées sur les côtes au nord-est du Brésil, nuisant fortement à l'activité touristique, et à la vie des gens de la région qui avaient majoritairement voté contre Jair Bolsonaro, et qui se sont vus entièrement négligés par le gouvernement national et régional. L'état a déclaré que les plages et produits de la mer contaminés n'étaient absolument pas dangereux, et accusé des ONG d'être derrière tout ça, et ne se contentant pas de véhiculer cette désinformation, l'état n'a mis en place aucun plan d'opérations de nettoyage. Ce sont les pécheurs et mouvements locaux qui s'y sont attelés.

La déforestation, et la dégradation de vastes territoires par l'industrie de consommation, sont responsables de presque un quart des émissions de gaz à effet de serre, et sont aussi les principales causes de conflits territoriaux, et de la mort des gardiens de la forêt qui sont en première ligne.

Alors que l'Amazonie brûle, et qu'une marée noire ravage les côtes brésiliennes, Blackrock ne fait que récolter les bénéfices issus des violations des droits de l'homme, des destructions environnementales, et du chaos climatique. En tant que fonds d'investissement le plus influent au monde, gérant un taux d'actifs plus important que le PIB du Japon, Blackrock pourrait profiter de sa situation privilégiée sur le marché, et adopter une position de leader en matière d'investissement dans la protection des forêts, pavant ainsi le chemin d'une transition équitable, vers une planète vivable, durable et décarbonée.

Un boycott mondial pour protéger la forêt tropicale

Bien que Blackrock soit une des compagnies les plus importantes et les plus influentes, c'est loin d'être la seule en jeu. Le récent rapport de l'APIB et d'Amazon Watch 'Complicité de Destruction' insiste sur le rôle des gros producteurs de l'industrie de la viande et des secteurs agro-industriels, tels que JBS, Bunge, Mafrig, ADM et Cargill. La mobilisation autochtone nationale du Brésil (MNI) a appelé au boycott de ces produits : viande de bœuf, cuir, bois d'oeuvre, sucre et soja produits sur des zones dans lesquelles sévissent des conflits territoriaux, pour dénoncer les profits économiques issus de violents accaparements de terres, et de la déforestation en Amérique du Sud. Extinction Rebellion cherche à collaborer avec d'autres mouvances activistes pour relayer cet appel au boycott.

La campagne de '#BoycottForAmazonia' demande d'abord aux activistes de ne plus acheter ces produits, liés à la déforestation de l'Amazonie, et à la violation des droits de l'homme, mais ne s'arrête pas là. Les activistes sont aussi encouragés à participer à des actions "#PaintTheStreets", s'appuyant sur les performances artistiques, l'affichage, et le détournement de messages publicitaires, comme outils de contestation, pour sensibiliser l'opinion, et l'informer du nom des compagnies qui profitent de la crise en Amazonie. Les groupes à boycotter, à sanctionner, à encourager à se désinvestir comprennent des compagnies impliquées dans toute la chaîne de production, depuis des revendeurs comme JBS, jusqu'aux investisseurs comme BlackRock et HSBC, en passant par les distributeurs comme Burger King, McDonalds et Sainsbury's. Le boycott est censé se poursuivre sur une année entière, mais pourrait être reconduit si les compagnies n'engagent aucune mesure. Un évènement Facebook relayant l'appel au boycott, a déjà attiré plusieurs centaines de signataires.


À l'attention des rédacteurs

À propos d'Extinction Rebellion:

Il ne nous reste que très peu de temps pour tenter d'enrayer la terrible menace environnementale qui pèse sur nous. Sixième extinction de masse, pollution planétaire, et emballement alarmant des bouleversements climatiques ... L'effondrement sociétal, et la mort de milliards de personnes, voire la potentielle disparition de l'espèce humaine en sont considérés comme les conséquences inévitables, par les scientifiques et autres figures émérites, si nous ne prenons pas immédiatement des mesures d'urgence.

Extinction Rebellion estime que la rebellion via la désobéissance civile non-violente, est un devoir citoyen, face à l'inactivité criminelle des gouvernements.

Les revendications d'Extinction Rebellion sont :

  • Nous exigeons de nos gouvernements qu’ils relaient la vérité en déclarant l’urgence écologique et climatique, en travaillant de concert avec les médias et d’autres institutions, et qu’ils communiquent sur l’urgente nécessité à générer le changement.

  • Nous exigeons de nos gouvernements qu’ils prennent immédiatement des mesures pour enrayer l’effondrement de la biodiversité, et pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, dans l’objectif de parvenir à la neutralité carbone d’ici 2025.

  • Nous exigeons de nos gouvernements qu’ils mettent en place une assemblée nationale citoyenne qui soit dotée du pouvoir décisionnel en matière de justice écologique et sociale.

Il y a urgence ! | Extinction Rebellion, les chiffres |This Is Not A Drill: An Extinction Rebellion Handbook Ceci n'est pas une simulation : un livret d'Extinction Rebellion

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À propos de Rising Up!

Extinction Rebellion était initialement un projet du collectif Rising Up!, qui revendique un changement fondamental de notre système économique et politique, en maximisant la bienveillance, et en minimisant les atteintes portées. Ce changement doit avenir au sein d'une culture de l'inclusion, de la gratitude et du recueillement, et ce, par le biais d'actions directes non-violentes de désobéissance civile de masse, soulignant ainsi notre potentiel collectif.